ASSOCIER LE PATRIMOINE ET LA CREATION

Le 19 avril, M. Tibor Navracsicis, commissaire européen pour l’Education, la Culture, la Jeunesse et le Sport a annoncé que la Commission européenne propose au Parlement et au Conseil européen de faire de 2018, l’Année européenne du patrimoine culturel. Alors que l’Europe traverse une grave crise sociale, économique, de confiance, que l’euroscepticisme, les extrêmes, le repli sur les intérêts nationaux fragilisent la volonté de s’inscrire dans un destin commun, que les idéaux originels sont confrontés au cynisme et à l’indifférence, la proposition de se tourner vers le patrimoine culturel pour renouer avec un héritage commun et envisager aussi un avenir collectif basé sur la culture est un signe fort.

En France, l’enjeu se porte aussi sur les villes moyennes et petites dotées d’un patrimoine bâti et paysager qui se dégrade dans un contexte économique difficile. Le Premier Ministre, Manuel Valls, vient de confier à Yves Dauge une mission destinée à « dessiner les contours d’un plan national d’accompagnement de la mise en œuvre des nouveaux espaces protégés », afin que les « quartiers anciens soient des instruments de revitalisation des territoires, de mixité sociale, de lutte contre l’étalement urbain. »

A ces enjeux du patrimoine répondent ceux de la création, car les Centres culturels de rencontre associent au patrimoine la dynamique de la création et des artistes et penseurs de notre temps. C’est pourquoi l’ACCR déjà membre de l’Alliance 3.3 du patrimoine vient de rejoindre l’Alliance 2030 pour la Culture et les Arts dont l’objectif est de mieux faire entendre la voix des artistes et du spectacle vivant.  C’est un cas encore unique qui nous permet de faire le lien entre ces deux univers qui se côtoient, se complémentent et qui ensemble et unis pourraient forger une alliance plus forte encore pour la culture, la tolérance, une meilleure qualité de vie pour tous.