Séminaire à la Villa Gamberaia (Florence), Italie (juin 2000)

Echange des savoir-faire en Europe

Commission européenne, Programme Raphaël 1999

Réseau européen Centres culturels – Monuments historiques

La Loggia C.I.S.D.

Perspectives de réutilisation de la Villa Gamberaia

Rapport de synthèse du Séminaire à la Villa Gamberaia (Florence , Italie), Juin 2000

[learn_more caption= »I. Introduction »]

La problématique est celle de la pérennisation d’un lieu historique, ici une  » Villa florentine « , dont l’existence comme résidence seigneuriale et villégiature est attestée depuis le tout début du XVIIème siècle. Pérenniser signifie ici dégager une signification contemporaine forte, une utilité et une fonction actuelles pour un lieu historique qui ne manque pas par ailleurs d’atouts opérationnels concrets. La mise en évidence de cette fonction contemporaine possible ne peut tarder trop, sans doute davantage pour des raisons d’exigence intellectuelle que pour de simples contraintes économiques.

Pour son propriétaire actuel, la Villa reste essentiellement une résidence et un lieu de réception. Mais le très célèbre jardin historique de la Villa est ouvert aux amateurs et visiteurs informés. La Villa elle-même accueille parfois des hôtes de marque, mais aussi des séminaires et des rencontres, souvent à lÕinitiative d’universités américaines, et en particulier de l’Université de l’Iowa qui a un représentant sur place. Quatre appartements très confortables (soit une quinzaine de chambres) ont été aménagés dans les dépendances de la Villa et sont loués en saison pour des séjours touristiques à une clientèle généralement étrangère et fortunée. Des concerts sont organisés à l’occasion dans la propriété.

L’usage actuel de la Villa est donc principalement un usage privé, très directement dépendant de l’histoire personnelle de son propriétaire. Il ne s’apparente en aucune façon à un projet contemporain pour un lieu historique, c’est à dire une mission d’intérêt public originale, sur le moyen et le long terme, qui permette d’envisager une autosuffisance économique, vraie garantie de l’avenir du lieu. Cette autosuffisance est pourtant inscrite dans le origines de cette villa née domaine agricole et lieu de production. A noter pourtant que, depuis la restauration des années cinquante, l’usage comme simple résidence a permis le maintien de la Villa dans un état très satisfaisant : celle-ci ne menace pas de tomber en ruine aujourd’hui, quoique son avenir ne soit pas nécessairement assuré.

[/learn_more] [learn_more caption= »II. Le projet « ]

Toute approche de définition d’un projet contemporain pour un lieu historique doit prendre en compte la réalité du lieu, autant dans ses caractéristiques historiques, symboliques et de fonctionnement social, que dans ses dimensions physiques.

La Villa Gamberaia, ancienne exploitation agricole devenue demeure seigneuriale au XVIIème siècle, est depuis le début de ce siècle, pour la princesse roumaine Ghyca avant guerre, comme pour son actuel propriétaire, un lieu dÕintimité et d’hospitalité.

C’est un lieu qui peut sembler peu propice à une réutilisation parce qu’il est relativement petit (environ 2.000 m2 bâtis sur 4,5 ha, hors terres agricoles alentour, dont la rattachement à la Villa n’est plus effectif) et parce que l’espace y est sévèrement contraint. Le relief en forme d’éperon,  » balcon sur la ville de Florence « , où la Villa est construite, est particulièrement étroit. Cette surface limitée a été superbement organisée par les architectes du lieu. La Villa se trouve à la croisée de deux axes majeurs, celui que définit le  » bowling green  » long de 225 mètres qui s’ouvre sur la vallée de l’Arno, au sud, et un second axe plus court (105 mètres) entre la grotte et la Villa, qui s’ouvre à l’ouest sur la ville de Florence. Ces deux axes définissent ainsi le paysage de deux points de vue différents et complémentaires. Le jardin historique occupe une surface relativement faible (0,5 ha), mais c’est aussi le seul espace plan de forme régulière un peu vaste.

On imagine difficilement des modifications importantes de l’ensemble très composé et harmonieux qui entoure la Villa, modifications que la législation sur la protection des monuments rendrait sans doute impossibles. Pourtant, il faut noter une excellente démultiplication des espaces, très intéressante pour l’accueil d’activités diverses ou complexes. Dans les limites de la propriété actuelle, la Villa et les dépendances liées à la chapelle constituent un premier ensemble fonctionnel (salles de travail et logements). Un second ensemble bien séparé par le relief (un niveau au-dessus de la Villa elle-même) est constitué par la  » limonaia « , qui offre un grand espace de travail et des chambres. Il faut noter encore, hors périmètre, le domaine agricole en contrebas et la colline au-dessus de la Villa qui pourraient offrir des espaces importants pour des aménagements futurs.

La Villa elle-même est d’un grand intérêt architectural. La reconstruction des intérieurs rendu nécessaire par l’incendie de 1945 pourrait donner davantage de liberté d’intervention que celle dont on dispose dans le jardin. Pourtant ces espaces intérieurs sont aussi très  » construits « , avec des volumes unitaires (salons, chambres) relativement faibles, un patio qui rapproche cette villa campagnarde des palais urbains mais occupe beaucoup d’espace, des circulations complexes et peu susceptibles de transformation, enfin un état général excellent qui n’incite pas à remettre en question l’architecture et la décoration intérieure.

En un mot, la Villa historique elle-même, à la différence de nombreux monuments réutilisés par notre réseau, souvent largement ruinés et donc  » à reconstruire « , semble laisser peu de marge physique de liberté au réutilisateur contemporain. Elle offre en revanche une disponibilité immédiate des espaces pour le travail. Le jardin lui-même semble également offrir peu de marge d’évolution. Pourtant, au-delà du noyau historique actuel, il existe des possibilités d’extension spatiale au delà des limites du domaine. On ne peut donc pas parler d’une absence de liberté intellectuelle dans la réflexion sur le site. En outre, l’état fragilisé du Nymphéa et du Cabinet rustique créent une opportunité dÕintervention à l’intérieur de l’enceinte de la Villa.

Les caractéristiques décrites plus haut orientent logiquement le projet contemporain à définir pour la Villa du côté dÕactivités à l’usage des professionnels. Il paraît en effet exclu de s’adresser directement à un large public, et de développer beaucoup le volume actuel des visites (quelque milliers de personnes par an). L’étroitesse des voies d’accès, les espaces physiques limités dans la Villa comme les jardins ne permettent pas d’envisager des manifestations rassemblant quotidiennement plusieurs centaines de personnes, même si on peut imaginer plus tard réintégrer à la propriété tout ou partie des terres agricoles qui y étaient rattachées encore récemment (environ 15 ha). Leur retour pourrait ultérieurement infléchir les premières orientations définies. Mais le choix actuel sera logiquement de s’adresser à des professionnels pour répondre à leurs besoins, les servir, les former. Le lieu sera ainsi dévolu à une activité intellectuelle peu exigeante en matière dÕespace et d’aménagements de celui-ci. A noter toutefois que les caves (semi-enterrées) qui s’étendent sous toute la surface de la terrasse ont un beau potentiel d’aménagement pour l’avenir.

Un autre choix essentiel doit être arrêté d’emblée : le degré de fidélité à la nature du lieu que le réutilisateur s’impose. Certains projets contemporains pour des monuments historiques créent un décalage important entre la vocation d’origine du lieu et celle qui lui est donnée dans notre époque. On pense à l’Abbaye de Royaumont (consacrée à la musique vocale), ou à l’Abbaye d’Ardenne (qui fait vivre les archives littéraires du siècle). Les contraintes architecturales et spatiales propres à la Ville, la faible marge de liberté qui en résulte plaident pour un projet à l’adresse des professionnels, mais incitent également à retenir un projet proche de la vocation historique de la Villa. Il s’agira de transposer dans notre modernité la réalité d’un lieu assez intime consacré à l’art des jardins et du paysage, plutôt que de tenter d’en faire un lieu consacré à des activités visant un large public, projet qui ne devrait logiquement pas être retenu dans une villa inadaptée à celles-ci.

On choisira donc de rester en continuité avec l’identité actuelle et passée de la Villa, fortement liée au jardin, à l’agriculture, au paysage, tout en reconstruisant pour elle un statut contemporain de lieu de production (intellectuelle), seul capable d’assurer son avenir. Ce statut contemporain sera désormais l’horizon de notre réflexion.

Ce choix n’est pas forcément confortable, même s’il peut paraître naturel, car il existe plus de 1000 jardins historiques en Toscane, dont 400 dans la seule province de Florence et il sera nécessaire de différencier fortement la Villa Gamberaia de ces autres lieux. La beauté exceptionnelle de la Villa dans les collines de Settignano qui dominent Florence et l’état remarquable du bâti comme sa capacité d’accueillir des séminaires ou des résidences justifie l’entreprise. Sa nature de lieu privé est aussi un atout essentiel, donnant à la réflexion sur le projet la liberté et la souplesse qui sont nécessaires.

Le projet doit pourtant être défini de manière originale, sa meilleure légitimité étant à trouver dans son caractère unique. Ce ne sera donc pas une école de plus, ni une dépendance universitaire comme il y en a tant, mais un lieu indépendant de recherche intellectuelle et de confrontation des idées autour du trio architecture/jardin/paysage. La Villa montre de façon exemplaire comment un jardin n’a de sens qu’en rapport avec un paysage vers lequel il s’ouvre et qu’il est aussi une proposition de mise en ordre de ce paysage à partir de l’organisation architecturale et plastique qu’il met en avant. Le paysage est ici double, à la fois rural et urbain, ce qui n’est pas le moindre atout du lieu.

C’est pourquoi on propose de développer un projet contemporain autour de  » l’Architecture du paysage « , un carrefour intellectuel autour de l’architecture, du paysage et des jardins, considérés comme des arts plastiques, les arts plastiques étant par ailleurs un des enjeux majeurs de l’histoire de l’art contemporain et de l’art en général.

Le premier objectif général sera d’élaborer collectivement, avec tous ceux qui viennent travailler sur place, une pensée contemporaine sur le jardin, le paysage et l’architecture, pensée qui est aujourd’hui embryonnaire et trop confidentielle, ce qui laisse donc le champ libre aux études historiques comme seul horizon de connaissance. Il n’existe de même aucun lieu de confrontation et de synthèse des approches spécifiques européennes et américaines sur cette question du jardin et du paysage considérés comme des arts plastiques, qui interrogent le rapport de l’homme à l’environnement et ne sont pas seulement des techniques d’aménagement du territoire.

Le projet sera bien de mettre sur pied un laboratoire indépendant qui prenne le relais des laboratoires universitaires soumis à des contraintes institutionnelles trop fortes et qui ne peuvent jouer le rôle d’une structure libre comme un centre culturel de rencontre. Il s’agira aussi de développer un centre de ressources original (documentation). On peut ainsi concevoir de recevoir en dépôt, en donation, ou même de racheter des bibliothèques de paysagistes, ou encore de constituer un fonds d’archives sur la création des paysagistes au XXème siècle. Il faudra naturellement que la Villa soit équipée pour les nouvelles technologies (mise en réseau de bases de données par Internet) afin que ce centre de ressources soit un outil efficace, tout en restant d’un poids matériel et financier raisonnable, et donc maîtrisable.

Le centre culturel de rencontre Villa Gamberaia pourrait trouver sa force, son originalité et sa légitimité dans une institution à caractère italo-franco-américain ou encore européo-américain. Italien d’abord, parce que l’initiative est italienne et la Villa intimement liée à Florence, où est né un certain art du jardin et de la lecture du paysage, et qui est aujourd’hui le laboratoire du destin italien des villas et des jardins. Américain, parce qu’il y a une histoire forte et ancienne entre les anglo-américains et les villas historiques de Florence, et que, d’autre part, les américains représentent une école originale de réflexion sur le jardin et le paysage, école qui n’est pas seulement historique. On pense à Montréal (le CCA) ou à Dumbarton Oaks aux Etats-Unis. Français, parce que le développement d’une coopération forte entre Villa Gamberaia et les centres culturels de rencontre français dédiés au paysage (Lavoûte-Chilhac) ou à l’architecture (Couvent de la Tourette, Saline d’Arc-et-Senans, Villa Noailles) serait riche de perspectives. Européen surtout, parce que naturellement, on ne se privera pas de l’apport des autres nations d’Europe et les membres de notre réseau européen centres culturels / lieux historiques.

Les professionnels associés à ce projet et ses utilisateurs privilégiés seront des universitaires, des chercheurs en sciences humaines, historiens et philosophes, des paysagistes, des responsables de l’aménagement du territoire, des spécialistes de l’écologie et du développement durable, des artistes/chercheurs, dans un esprit de décloisonnement des disciplines et des spécialités.

La présence des artistes sera pour le projet un vecteur de notoriété et d’ouverture vers des publics moins spécialisés. Artistes plasticiens d’abord sans doute, mais aussi musiciens ou gens de théâtre, pourront travailler ensemble sur place, autour de cette rencontre architecture/jardin/paysage, et rendront à la Villa sa dimension de lieu d’art.

Pluridisciplinaire, international, décalé par rapport aux structures existantes, ce projet se donne moins comme objectif de produire des solutions toutes faites et des recettes applicables partout, que de dégager des problématiques, critiquer ou justifier des orientations, faire avancer les idées. Ce sera un laboratoire et un lieu de rencontre pour l’architecture, le jardin et le paysage, un lieu de formation supérieure pour tous ceux qui interviennent dans ce grand domaine.

Parmi ses utilisateurs, on peut compter aussi les élus et les responsables administratifs des collectivités territoriales qui ont à intervenir sur l’espace public, dans le domaine de la requalification du paysage en particulier. Ce sera un lieu pour former les élus et aider à la décision politique.

Après définition progressive du projet scientifique, cette entreprise intellectuelle et artistique sera productrice d’idées, de programmes de recherche originaux, d’activités de création artistique, ce qui contribuera à refonder l’identité contemporaine de la Villa.

[/learn_more] [learn_more caption= »III. La préfiguration »]

Naturellement, un tel projet et l’institution qui la porte se décrètent moins qu’ils ne se construisent, progressivement et par des actions à caractère expérimental et de préfiguration.

La préfiguration est donc une étape essentielle du développement d’un projet de cette nature. Il s’agit en effet dÕinventer pour un lieu historique bien particulier, une mission contemporaine originale, qui par définition n’existe pas encore lorsque commence la réflexion. Chaque centre culturel de rencontre est en effet unique quant au monument qui l’abrite et quant aux contenus qu’il développe en fonction de ce monument. Il ne s’agit jamais de reproduire sur place une formule toute faite, même si de nombreux éléments d’organisation et surtout une philosophie générale sont communes et peuvent être transposées à partir d’autres expériences déjà abouties.

La démarche est donc largement expérimentale et empirique. La préfiguration permet d’explorer, de corriger, de valider les orientations et les hypothèses de départ, définies par une étude préalable.

La préfiguration s’appuie nécessairement sur un chef de projet, personnalité de haut niveau, disposant d’un réseau personnel significatif, d’une grande légitimité intellectuelle et professionnelle dans le champ d’action retenu.

Ce chef de projet réunit un  » comité de pilotage  » de la préfiguration qui rassemble des personnalités de niveau international, reconnues dans le domaine intellectuel qui nous intéresse, universitaires, scientifiques, écrivains, journalistes, directeurs d’institutions, dont le rôle est autant de faire connaître le projet, lui trouver des appuis institutionnels et des financements, que de conseiller le chef de projet dans la définition des objectifs généraux, le montage des premières activités  » tests  » de la préfiguration et l’analyse de leurs résultats. L’ACCR représente habituellement le réseau européen dans les comités de préfiguration existant.

Le chef de projet, qui réunit sur place une équipe réduite (deux personnes) mais motivée et très impliquée dans le développement du projet, peut être recruté seulement à temps partiel pendant la première année, surtout lorsque ses activités autres sont susceptibles de nourrir la projet lui-même.

La durée de la préfiguration peut être très variable (1 à 3 ans) en fonction des caractéristiques du projet lui-même. Elle se termine lorsquÕelle a permis de clarifier les objectifs et les méthodes, de dégager des sources de financement suffisantes (y compris l’autofinancement par des activités commerciales), de constituer une équipe complète, et que le volume d’activité permet d’utiliser la totalité du monument. Elle permet la mise au point dÕun document contractuel, définissant le projet global et la stratégie d’action à trois ans (activités). Ce document, validé par le comité de pilotage et les partenaires, prend la forme dÕun contrat d’objectifs.

La démarche de préfiguration porte aussi sur la faisabilité institutionnelle et donc, dans le cas de la Villa Gamberaia, l’étude de la mise en place d’une fondation, qui devrait être le meilleur cadre juridique pour ce projet. Il importe absolument de garantir l’indépendance institutionnelle du projet, mais aussi d’adopter un cadre juridique permettant qu’il soit soutenu financièrement par des organismes publics, nationaux, européens, internationaux. La mise en place de cette fondation pourrait aussi permettre éventuellement de disposer d’un capital initial pour le lancement du projet, mais aussi de bénéficier d’un régime fiscal avantageux.

La démarche de préfiguration porte donc aussi sur la faisabilité financière. Il est très important que le budget soit établi sur un très large faisceau de ressources aussi diversifiées que possible, tant nationales qu’internationales et sans négliger l’autofinancement par des activités directement lucratives. L’indépendance est à ce prix. La démarche expérimentale est ici indispensable, comme une certaine modestie de départ. La compétence en matière de recherche de fonds est une compétence nécessaire pour le chef de projet.

Le volume financier annuel nécessaire à la préfiguration peut être estimé à 2 MF (600 millions de lires) avec une équipe de trois personnes et hors fonctionnement courant de la Villa. A terme et en vitesse de croisière, le projet doit pouvoir trouver son équilibre autour de 6 MF/an (1,8 milliards de lires).

[/learn_more] [learn_more caption= »IV. Quelques orientations d’action dans le cadre d’une préfiguration »]

La première des actions de préfiguration à envisager est un colloque international pour fonder le projet. Il mettra en discussion les premières pistes de travail esquissées. Ce programme s’inscrit directement dans l’axe recherche et confrontation. Organisé sous lautorité du chef de projet désigné, il rassemblera pour la première fois les membres du comité de pilotage et d’autres invités choisis par eux. Ce colloque sera aussi un moment médiatique destiné à asseoir la notoriété du lieu et du projet.

Parallèlement et en relation avec le colloque, on envisagera de travailler autour de la recherche et de la création. De mener par exemple des interventions artistiques contemporaines durables à partir de la Villa, du jardin, du paysage : une mise en relation optique des points de vue, inspirée de l’histoire de l’oeil et du regard in situ, dans le lieu même de son invention (Brunelleschi et la perspective). Avec la perspective, l’histoire du regard et les interventions d’artistes, on abordera ainsi l’histoire des médiums de la représentation depuis la Renaissance, l’histoire de la perception.

Ensuite, il serait important de s’adresser très vite aux professionnels et aux politiques et de leur proposer des rencontres et des séminaires de perfectionnement professionnels et dÕaide à la décision. C’est l’aménagement du territoire traité avec les outils de la représentation, pour affiner l’inscription des infrastructures (ponts, autoroutes, transports) dans le paysage. Ces séminaires peuvent trouver une dimension grand public à travers des expositions liées à leur thème qui en assurent la large diffusion et en gardent la trace. Cette dimension inscrit le projet dans son environnement immédiat et international, elle fera en outre de laVilla Gamberaia, un acteur singulier de son territoire.

Naturellement, toutes ces actions doivent se concevoir et être clairement perçues comme des déclinaisons du projet, projet unique et global conçu à partir du lieu et pour des explorations nouvelles.

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