Peoples, Places and Stories - PPS (2021-2022)/

Peoples, Places and Stories - PPS (2021-2022)

Dans le cadre du développement de ses projets européens, L’ACCR prend part au projet PPS “People, Places and Stories”, coordonné par Landkreis Kassel (DE) et porté par sept autres partenaires.

PPS s’inscrit dans la continuité de la Convention de Faro du Conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel, à travers un projet de coopération Erasmus + autour du concept de « communauté patrimoniales » (heritage community). 

On désigne par cette expression un groupe formé par des personnes qui se rassemblent autour d’un patrimoine matériel ou immatériel, afin d’en assurer la gestion collective.

Cette forme d’usage des ressources patrimoniales par une communauté témoigne d’une vision de l’espace, rural ou urbain, comme d’un écosystème qui relie et inclut les personnes. Le patrimoine n’est plus « détaché » ou extérieur aux personnes, il n’est pas le fruit d’une entité extérieure mais d’un dialogue à plusieurs voix, d’une mémoire tissée collectivement et qui lui donne tout son sens.

Les communautés patrimoniales peuvent avoir un réel impact sur la société. PPS encourage la participation de la société civile afin de considérer les patrimoines locaux comme des ressources pour le développement durable.

« People, Places and Stories » est un projet coopératif centré sur les relations entre les personnes, les lieux et leurs histoires.

Le travail en cours 

L’objectif est de mettre à jour les compétences nécessaires aux communautés patrimoniales locales pour qu’elles soient en capacité de travailler collectivement.

Il s’agit à terme de créer un programme de formation à destination des parties prenantes des projets, dans le but d’en augmenter le nombre et la qualité, comme le prévoit le plan d’action de la Convention.

La mission de PPS s’articule donc autour de la collecte et l’analyse de bonnes pratiques, et s’adresse en particulier aux professionnels du patrimoine, aux médiateurs, facilitateurs, formateurs d'adultes, décideurs politiques, à la société civile et aux communautés concernées.

L’ACCR s’investit à chaque étape du projet et particulièrement pour la restitution des résultats qui sera organisée sous la forme d’une conférence ouverte au terme du projet, courant 2022, dans l’un des CCR du réseau.

PPS travaille également à partir des résultats des projets de partenariats Erasmus + précédents :  Delphi, Badges, Sherazade et Reveal.

Projet porté par Landkreis Kassel (DE) et en partenariat avec l’University College of  London (UCL), Blended Learning Institutions Cooperative (DE), the Federation for European Storytelling (EU), PLATform Opleiding, Onderwijs en Organisaties BV (Plato) University of Leiden (NL), Smart Revolution Srl (IT) et Universita del Salento (IT).

 

Quelques mots sur la Convention de Faro

La Convention de Faro du Conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel pour la société a été adoptée en 2005 à Faro, au Portugal et elle est entrée en vigueur en juin 2011, pour la vingtaine de pays l’ayant ratifiée. 

Elle invite à remettre en perspective la notion de « patrimoine » en élargissant sa définition : le patrimoine se compose d’abord des personnes qui habitent tel ou tel lieu et qui se reconnaissent dans une histoire commune. Il est relatif à leur mémoire, à la pluralité de leurs récits et s’incarne véritablement dans des discours et un vécu partagé.

"La Convention nous encourage à prendre conscience que l’importance du patrimoine culturel tient moins aux objets et aux lieux qu’aux significations et aux usages que les gens leur attachent et aux valeurs qu’ils représentent." - site du Conseil de l'Europe

Dès lors, de nouveaux moyens d’action peuvent se mettre en œuvre afin d’inclure toutes les parties concernées par la gestion de tel site patrimonial, tel lieu de mémoire. La société civile est associée aux processus décisionnels dans une dynamique ascendante qui multiplie les “forces vives” prêtes à s’engager pour leur patrimoine. L’action est durable puisqu’elle naît d’un même désir et prend forme à partir d’initiatives spontanées, guidées par un besoin de soigner, de partager une mémoire commune. Celle-ci n’est pas réservée aux habitants historiques d’un lieu, mais à toute personne se reconnaissant dans les valeurs et récits qui y sont liés. 

La société civile joue donc un rôle essentiel, au plus près des enjeux et des problématiques d’un chantier, de la représentation d’une culture et de sa diffusion.

Pour appliquer ces principes, la Convention prévoit un plan d’action dont les objectifs visent en premier lieu à mieux comprendre ses enjeux et à faciliter leur appropriation.

Les principes de Faro ont déjà été mis en pratique dans le cadre de projets autour des thèmes de l’inclusion, du tourisme durable, de la connaissance et de la restauration du patrimoine, que ce soit en Roumanie, en Italie, en Serbie, en France, en Espagne ou encore en Lituanie.