Vers un atelier européen d'Architecture n°2 : l'invention du paysage, ruptures et continuités

Nous reprendrons en 2010/2011 la formule de travail éprouvée en 2007/2008 (séminaires et concours européen autour de l'invention architecturale dans les monuments), en nous intéressant cette fois à la relation bâti/nature-paysage-jardin,dans sa dimension patrimoniale comme dans sa dimension d'innovation et d'invention.

Une définition précise du cadre de travail doit émerger dans les prochaines semaines et la plénière de Grožjnan (nov. 08) sera une première étape de son élaboration.

Mais autour de cet axe central bâti/nature, on peut déjà envisager deux premières approches complémentaires, soit :

- une recherche d'interdisciplinarité qui mobiliserait outre les Écoles d'Architecture et les Écoles du Paysage, des Écoles de Design, des Écoles d'Art, des spécialistes de l'écologie, d'autres compétences encore

- une attention spéciale donnée aux ressources des techniques numériques. Si les modélisations numériques appliquées au bâti patrimonial permettent de s'affranchir des contraintes du temps (reconstituer différents états disparus sans avoir à reconstruire matériellement, imaginer un avenir architectural au bâti,sans devoir nécessairement l'incarner),cette liberté conquise sur la contrainte du temps est plus intéressante encore dans une approche de la nature et des jardins, dans la mesure où le cycle temporel passé/présent/avenir y est considérablement plus rapide que pour le bâti. L'outil de la modélisation informatique pourrait ainsi considérablement nous aider à construire la relation bâti/nature en articulant finement les deux cycles de temporalité très différents qui les caractérisent.